lgmib-Positionnement

La thématique développée par le Laboratoire rentre dans le cadre de l’étude des interactions Plantes/Environnement.

En Tunisie, le secteur agricole, occupe une place importante dans l'économie nationale puisqu’il représente près de 15% du produit intérieur brut (PIB), et un taux de croissance de 6% en 2009 (ONAGRI, 2013). De plus, c'est un secteur qui occupe la deuxième place en termes de production et de valeur ajoutée, et depuis 2004, il connaît une progression de 25%. Les ressources phytogénétiques locales bien adaptées sont souvent affectées par une érosion génétique. On assiste actuellement à une vulnérabilité des cultures à divers stress biotiques et abiotiques entrainant des baisses considérables des rendements  avec une incidence sur la qualité des récoltes. Les pertes concernent aussi bien les cultures annuelles (cultures maraîchères, céréales, fourrages …) que les cultures pérennes (arbres fruitiers, plantes pérennes,…). Les travaux de recherche ont une portée à différents niveaux. Au niveau fondamental, les principaux objectifs sont axés sur l’analyse des génomes nucléaires et cytoplasmiques, leur évolution et éventuelle interaction ainsi que sur l’étude de la variabilité moléculaire des pathogènes infectant les principales cultures en interaction avec le génome des hôtes infectés. Au niveau appliqué, nos travaux visent d’une part la mise en évidence de marqueurs corrélés à des traits agronomiques pour assister la sélection et la création variétale ; et d’autre part la mise en place de stratégies de lutte efficace par le développement de kits de diagnostic efficace pour les pathogènes ainsi que par la création de plantes résistantes/tolérantes aussi bien aux pathogènes qu’au stress salin. Nos préoccupations visent essentiellement l’identification, l’évaluation de la diversité génétique de ces ressources cultivées et spontanées et de leurs pathogènes au moyen de marquage phénotypique et de typage moléculaire.

L’importance économique croissante accordée aux cultures légumières, céréalières et d’arbres fruitiers se traduit par l'extension des surfaces agricoles exploitées en plein champ et sous abri. La Tunisie produit en moyenne annuellement 267 000 tonnes de piment sur  21500 ha cultivés, 850 000 tonnes de tomate sur 21500 ha, 370 000 tonnes brutes pour la pomme de terre sur 25 000 ha, 3500 tonnes de tabac sur 2500 ha et environ 500 000 tonnes de cucurbitacées (citrouille, concombre, melon, pastèque…) sur 42 000 ha cultivés. Les surfaces réservées aux céréales  (blé dur, blé tendre, orge, triticale, avoine et sorgho) occupent une superficie de 651 800 hectares dont 50% sont  réservés aux cultures de blé dur et blé tendre, 25% à l’orge et au triticale (Triticum x Secale) et le reste de la superficie est réservé aux autres espèces fourragères de céréales. La production est estimée à 1100 000 Tonnes avec 75% de blé dur et tendre et 20% d’orge (FAO, 2010). Pour les agrumes 81 000 tonnes sont produites sur 7000 ha. En dépit du fait que l’essentiel des semences (piment, tomate, pomme de terre) et de porte-greffes d’arbres fruitiers soit importé, la Tunisie est un grand exportateur de produits et de sous-produits de ces cultures. C’est dans ce cadre que le présent travail s'inscrit.

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