Les alternatives végétales au poisson gagnent du terrain. Face à la surexploitation des océans, la dégradation de l’environnement et les enjeux du bien-être animal, de plus en plus de consommateurs cherchent des solutions alimentaires durables. La bonne nouvelle c’est qu’aujourd’hui manger du poisson sans poisson, c’est possible. Mais qu’en est-il de leur valeur nutritionnelle ? Peuvent-elles réellement rivaliser avec le poisson conventionnel ? ProVeg a mené l’enquête et a analysé plus de 100 produits à travers 11 pays et 3 continents, dont la Belgique. On vous explique tout.
La situation alarmante de nos océans
Selon les dernières données :
- 40 % des stocks mondiaux de poissons sont surexploités
- 50 % sont pêchés à leur capacité maximale
Des chalutiers industriels vident les océans pour répondre à la demande mondiale. Les écosystèmes marins sont en danger, et les conséquences sur la biodiversité sont dramatiques.
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- l’environnement
- la santé
- les animaux
L’élevage de poisson : une fausse bonne idée
L’aquaculture industrielle est souvent perçue comme une solution durable, mais en réalité, elle pose de graves problèmes :
- Destruction des mangroves, prairies sous-marines et récifs coralliens
- Impact négatif sur la qualité de l’eau
- Perte massive de biodiversité
Entre 2000 et 2020, l’aquaculture a été responsable de 27 % de la disparition des mangroves dans le monde.
Les consommateurs sont prêts au changement
Selon une enquête européenne menée entre 2023 et 2024, 42 % des consommateurs trouvent le poisson végétal attractif et 43 % sont prêts à en acheter. Les politiques publiques évoluent pour répondre à la pression sur les océans et encourager la demande des consommateurs. Plusieurs mesures ont été notamment proposées pour protéger les écosystèmes marins lors de la conférence de l’ONU sur les océans à Nice en juin 2025.
À propos de ProVeg
ProVeg International est une organisation engagée pour un système alimentaire plus durable.
Notre objectif est de remplacer 50 % des produits d’origine animale par des alternatives végétales d’ici 2040.
Les alternatives végétales au poisson : une solution déjà en rayon
La bonne nouvelle c’est que des alternatives sont déjà disponibles dans les rayons de nos supermarchés :
- Bâtonnets de poisson végétaux
- Filets panés
- Burgers de la mer
- Thon végétal en boîte
- Saumon fumé végétal
- Simili-crevettes
- Calamars à base de plantes
« La majorité de ces produits sont pauvres en graisses saturées, riches en protéines et contiennent des fibres, un vrai plus, car le poisson classique n’en contient pas. »
Quelle est leur valeur nutritionnelle de ces alternatives végétales au poisson?
L’étude de ProVeg s’est concentrée sur plusieurs critères :
- Nutri-Score
- Teneur en acides gras saturés
- Richesse en protéines végétales
- Présence de fibres alimentaires
- Enrichissements en oméga-3, fer, iode, vitamine B12
Les alternatives végétales au poisson représentent une voie intéressante pour réduire la pression sur les écosystèmes marins et encourager une alimentation plus durable. Cependant, leur profil nutritionnel varie fortement selon les types de produits, les marques et les marchés géographiques. C’est pourquoi ce rapport propose également des recommandations fondées sur des données scientifiques à destination des fabricants, des acteurs de l’industrie, des décideurs politiques, des associations de consommateurs et de la communauté scientifique.
Pourquoi ces alternatives végétales au poisson fonctionnent
Les produits de la mer à base de plantes imitent la texture et le goût du poisson, ce qui rend la transition plus facile.
Ils permettent aux consommateurs de changer leur comportements alimentaires sans frustration, tout en réduisant leur impact environnemental.
Pour une alimentation végétale équilibrée, il est conseillé d’y intégrer :
- Légumineuses (lentilles, pois chiches)
- Fruits et légumes frais
- Grains complets
- Noix & graines
Tu veux explorer les données ?
L’étude a été dirigée par Valentina Gallani avec le soutien de Ruben De Winne, Tess Van Deynse, Sára Viszló, Sabrina Courteaux et Katja Haudenhuyse.
